Déesse Clitoris
Cette performance est conçue comme un rituel de célébration et de soin du clitoris, le seul organe dont l’unique et extraordinaire rôle est d’offrir du plaisir.
Pour conjurer l’excision physique et psychique de cette merveille de la vie et pour la joie de célébrer le corps féminin, ses plaisirs et sa liberté ; la Déesse Clitoris sera l’héroïne de cette performance et s’exprimera par la parole, par le mouvement et par le chant.
Présentée le 11/10/2025 dans le cadre du festival Re(Mix) 2025, de la Péniche La Pop.
Conception et réalisation: Nan Yadji Ka-Gara
Droits de photo:
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Decouvrir son identité et faire decouvrir à l’autre
4415 Km de rencontres…
Durant deux séjours d’un mois et demi au Tchad, de la ville de Ndjaména à la ville de Kyabé, puis du Lac Tchad jusqu’à la ville de Fada, nous avons échangé avec des personnes des ethnies* Fellata, Massa, Marba, Lellé, Ngambaye, Sara-Madjingaye, Wodaabe, Sara-Kaba, Kotoko, Djadjaye, Boudouma, Mogom, Migami, Maba, Mbororo, Arabe et Gorane.
Ces différentes ethnies du Tchad et leurs richesses culturelles ont été une véritable source d’inspiration pour notre travail.
Il était question pour nous de découvrir le Tchad, pays composé d’une grande diversité ethnique (plus de 252 ethnies sont recensées actuellement). Le projet « Découvrir son identité et faire découvrir à l’autre » est dans un premier temps une exposition photographique et sonore.
Nous souhaitions donner la parole et photographier les personnes rencontrées. Mener une recherche sur le Tchad, ses habitants et sa culture afin de valoriser la diversité humaine et culturelle.
Pour nous, Yaya Sarria, danseur et chorégraphe, et Nanyadji Ka-gara, interprète et créatrice, il était important de montrer le Tchad, pays méconnu ou trop souvent connu négativement comme étant un pays de guerre et d’insécurité, sous un autre angle.
Durant nos séjours le pays subissait une grande crise économique, qui rendait encore plus nécessaire pour nous ce reportage.
Nous avons pu constater, malgré l’instabilité économique régnante que des richesses étaient bel et bien à mettre en valeur, et que toute une culture était à découvrir.
Nous souhaitions mener une recherche sur nos origines, nos traditions culturelles, celles dont nos parents nous parlaient fièrement, notre culture, nos racines, nos forces, nos traditions à préserver.
Le but était d’échanger avec les personnes de nos générations, et toutes les autres partagées entre modernité et tradition.
Tous deux interprètes, habitués des scènes, il nous a cependant semblé évident que nous voulions mener cette recherche dans un premier temps par l’image et le son.
Pour l’exploration photographique, il a semblé important à Nanyadji Ka-gara de mettre en lumière, à travers le portrait, et le rapport à l’intime que cela apporte, les signes d’appartenance ethnique, visibles sur le visage des hommes et des femmes initiés Saras, des Boudoumas, ainsi que sur le visage des Mbororos et des Djajayes, sans oublier les femmes Marbas et les femmes Massas, porteuses de bijoux de bouche. Ces signes vestimentaires ou de scarification, sont soit des marques de beauté, soit des marques d’appartenance ethnique, soit les marques d’une femme mariée ou ceux de rites d’initiations…Certaines de ces traditions se perdent actuellement.
Je voulais photographier des éléments culturels tels que les calebasses Ngambaye, des instruments traditionnels comme le koko (la flûte Sara-kaba faite avec une corne d’antilope sauvage), le balafon, le tambour, les flûtes pérouma et sourara, ainsi que les danses de ces communautés.
En parallèle de la démarche photographique, Yaya Sarria a effectué un travail sonore dans l’intention de faire entendre différentes langues qui sont également un véritable atout culturel pour le Tchad et dont certaines sont en voie de disparition car souvent mélangées à d’autres ou abandonnées en faveur de langues plus populaires.
Nous souhaitions écouter les personnes rencontrées parler de leur culture en s’exprimant dans leur langue maternelle. Capter des chants et des danses traditionnelles qui font la fierté de ces personnes rencontrées. La photographie et les sons résonnent comme témoignage direct de ces belles et fortes rencontres et permettent de mettre en lumière ces portraits et d’éveiller à la découverte de la culture tchadienne…
*Ethnie : Dans l’usage scientifique courant, le terme « ethnie » désigne un en semble linguistique, culturel et territorial d’une certaine taille… « Dictionnaire de l’ethnologie et de l’anthropologie », Pierre Bonte – Michel Izard, éd. puf, 1992.
Photographie, texte, direction artistique: Nan Yadji Ka-gara.
Prise de son et direction artistique: Yaya Sarria.
Partenaires:
Ministère du Développement Touristique, de la Culture et de l’Artisanat du Tchad, Ambassade de France au Tchad, Institut français du Tchad, le Musée d’Ethnogra phie de l’Université de Bordeaux, la Mairie de Bordeaux, Bordeaux métropole, l’Hô
tel Hilton de N’djaména, Sélésao restaurant lounge, la Brasserie du Tchad. Avec la participation du Théâtre National de Bordeaux en Aquitaine.
Expositions-installations:
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Décembre 2017: Institut français du Tchad (Tchad)
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Juillet – Aout 2017: Hilton de N’djaména (Tchad)
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Novembre 2018: Musée d’Ethnographie de l’Université de Bordeaux Aquitaine à Bordeaux (France)
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Novembre 2018: La quinzaine de l’Égalité, organisé par la mairie de Bordeaux et Bordeaux métropole (France)
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Mai 2019: Douala Art Fair 2019 (Cameroun)
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Juin 2019: Institut Français du Tchad (Tchad)
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Octobre 2019: Les 1ères Assises Sahéliennes de la coopération décentralisée à Poitiers (France).












